Abir Nasraoui & Carrasco

Abir Nasraoui & Carrasco H Quartet.

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« Le tango est une pensée triste qui se danse, disait Enrique Santos Discépolo, célèbrecompositeur argentin. Entre la langueur de sa tristesse et la Fougue de sa danse, se dessine en effet toute la passion caractéristique du tango, genre musical certes argentin, mais qui a su épouser, à travers les époques, les diverses couleurs musicales des mélodies dont il partage la violente mélancolie. C’est dans le sillage de ces mélanges insolites mais harmonieux que s’inscrit l’aventure de Abir Nasraoui et du quartet « H » Carrasco. L’histoire d’une rencontre originale sur plus d’un plan : celle de deux cultures, de deux styles musicaux, de deux continents.

Elle : de formation classique, interprète distinguée des grands standards de la musique arabe,Abir Nasraoui enrichit sans cesse les rythmes et les mélodies de sa culture musicale au gré de sesmultiples voyages et collaborations artistiques. Auteure et chanteuse douée, elle tisse sur les scènes les plus prestigieuses un univers subtil, tout en nuances, à la croisée des chemins
entre la chanson arabe et les musiques du monde, témoin intime d’une double influence que nourrit sans cesse une passion toujours confirmée pour la chanson.
Lui : Juan Carlos Carrasco, issu d’une famille de musiciens, crée en 1983 le «Carrasco « H » quartet», formation musicale qui entreprend de redonner au tango le goût de la modernité sans pour autant le dénaturer de son aspect classique, sensuel et latino-américain. Tout en s’appropriant l’héritage de grands noms tel que l’incontournable Astor Piazzolla, le groupe et à sa tête Juan Carlos Carrasco tend à prolonger les influences du tango au-delà de l’Argentine et de l’Amérique latine, s’instaurant ainsi comme l’une des références incontournables à Paris à partir de la fin des années 80.

Fort de ces deux parcours différents mais aussi innovateur l’un que l’autre, le duo Abir Nasraoui et Juan Carlos Carrasco, bouillon de culture à lui seul, donne à la rencontre de leurs univers variés toute son originalité. Il ne s’agit alors plus d’un mélange des genres mais d’une alchimie entre deux musiques profondément passionnelles. En revisitant en effet de célèbres morceaux arabes inspirés du rythme du tango, les deux artistes renouent avec le cérémonial
des spectacles typiques de Buenos Aires, tableaux chantants et dansants où un couple de danseurs incarnera, via le dialogue de ces deux corps, leurs pas à la fois grâcieux et violents, la passion sauvage du tango, tout en soulignant son universalité. Entre le fameux « Ya Zahratan fi khayali » de Abdelwahab ou le non moins célèbre « Hobbi yetbaddel yetjadded » de Hédi Jouini, en passant par « Ya Habiby ta’ala » d’Asmahane et « El warqa el meskina »de Lili Boniche, pour ne citer que ces quelques exemples, la voix de Abir Nasraoui rappelle le jeu d’influences entre le rythme latino-américain et le maqam oriental ou maghrébin, le tout accompagné par le bandonéon de Juan Carlos Carrasco.

Sans doute sont-ce les accents à la fois nostalgiques et passionnels de ces deux musiques qui
ont fait paraître si évident ce mélange des genres. Accompagnée du Quartet « H » Carrasco,
Abir Nasraoui poursuit l’aventure, confirmant plus que jamais l’étendu de l’éventail

 

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